Il se souvint d'un jour où l'herbe était humide Elle l'avait rejoint en courant, et ses sandales étaient couvertes de rosée. Elle s'était serrée contre lui en prenant appui sur ses propres chaussures, et lui avait offert son visage, comme un livre ouvert. — Pense à quel point tu m'aimes, avait-elle murmuré. Je ne te demande pas de m'aimer toujours à ce point-là, mais je te demande de t'en souvenir. Quoi qu'il arrive, il y aura toujours en moi celle que je suis ce soir.

# Postato mercoledì 25 febbraio 2009 05:44

Elle ouvre la porte. Eteint la lumière derrière elle. Elle reste sans bouger, dans l'encadrement, présentée, offerte. Elle apparaît, elle se plante dans la chambre et je la subis. Elle se révèle, elle est là pour que je la soupèse, immobile, tout investie d'elle-même. Les cheveux noirs coulants, déployés autour de sa tête, sur les épaules découvertes dans sa robe à grands ramages, qui glisse le long de son corps, pelure de tissu soyeux presque de sa peau couleur bronze. Elle est belle. Une expression de gravité impressionnante sur les traits, elle comparait devant moi, elle se montre, plus dépouillée , plus entière que si elle était nue. Elle vient se soumettre, se faire juger, comme si elle n'avait d'autre défense, d'autre langage que cette beauté brute. Elle attend. C'est un tel abandon, une telle offrande de sa présence que cela me trouble, me semble étrange, insensé, fascinant et pur comme la première approche du couple au seuil des noces. Je la porte , je l'encercle dans mon regard. Elle est debout en moi. Grande . Accomplie. Eclose. Je voudrais retarder le moment de brouiller ce silence, cette inertie dont la chambre est empesée. A la vue de cette femme quelque chose en moi se déchire. Désir effréné de la posséder, mais aussi de l'entourer de respect, précieuse, de la célébrer, de n'avoir envers elle que des gestes de ménagement empreints d'une vaste douceur.

# Postato venerdì 30 gennaio 2009 13:53

Modificato venerdì 30 gennaio 2009 15:22

« Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d'eux seuls préoccupés, goûtaient l'un à l'autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d'être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s'admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu'ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c'était cela, amoureux, et il lui murmurait qu'il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu'ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu'ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d'elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs ils se verraient. »


# Postato giovedì 15 gennaio 2009 16:12

Modificato domenica 25 gennaio 2009 13:03

More than my own life

" C'est là tout ce qui nous sépare: eût-il été à ma place et moi à la sienne, et bien que je l'ai haï d'une haine qui a teinté ma vie d'amertume, jamais je n'aurai levé la main sur lui. Vous semblez sceptique, soit. Jamais pourtant je ne l'aurai séparé d'elle tant qu'elle souhaiterait qu'il fût là. Du jour où ce désir aurait cessé, cependant, je lui aurait arraché le coeur, j'aurais bu son sang ! Mais jusque-là -si vous ne me croyez pas, c'est que vous ne me connaissez pas-, jusque là, j'aurai préféré mourir peu à peu que de toucher à un seul de ses cheveux ! "




# Postato lunedì 22 dicembre 2008 04:59

Modificato domenica 25 gennaio 2009 13:06

Porkyroux mec !

Porkyroux mec !

# Postato giovedì 11 dicembre 2008 14:43

Modificato lunedì 05 gennaio 2009 12:59

# Postato domenica 09 novembre 2008 08:29

Modificato mercoledì 03 dicembre 2008 13:24

Ivan Et Tho' <3

# Postato martedì 04 novembre 2008 14:00

Modificato domenica 25 gennaio 2009 13:11